Meher Kakalia, mode in Karachi

Nous avons connu Meher Kakalia en 2004, lors de son premier salon. Depuis, vous retrouvez ses chaussures aux pieds de la plupart de nos silhouettes.
Ses ballerines souples en cuir seconde-peau, brodées à la main comme des bijoux, et maintenant ses sandales, s’harmonisent avec toutes nos couleurs. Comme des amies qui étaient faites pour se rencontrer.
Et pourtant, cela aurait pu ne pas se produire, car Meher Kakalia est née au Pakistan.

Après avoir quitté le Pakistan pour étudier à Londres, Meher a travaillé pendant quelques années à la City. Ensuite, elle s’est décidée à poursuivre une carrière plus créative, et toujours plus internationale. A Berlin, elle a fait des tonnes de rencontres, notamment Paul Smith, qui a contribué à lui donner confiance en elle. 

Car dès le début, Meher Kakalia avait une belle idée qui ne demandait qu’à éclore : revisiter les traditions artisanales pakistanaises.

Et elle l’a fait.
Avec un sens aigu de la mode et un emploi original des couleurs, qui sont tout de suite devenus sa signature.

Tout le travail est fait à Karachi, selon un savoir-faire ancestral, par des femmes-artisans expérimentées, dans le propre atelier de Meher Kakalia. Chaque chaussure est une petite oeuvre d’art, simple et confortable, mais réhaussée de détails précieux. 

Un détail qui n’en est pas un : Meher Kakalia n’utilise pas de colle. Mieux pour l’environnement, mais aussi pour la solidité. Les semelles sont agrafées, ce qui permet de plier la chaussure en deux pour la transporter plus facilement (oui, ce sont les chaussures plates de secours idéales). Les ballerines sont d’ailleurs présentées pliées, dans de petites boites en forme de cubes.

Meher est devenue une amie. Chaque saison, nous retrouvons son sourire XXL, avec une joie au moins aussi grande. Cette insatiable globe-trotteuse vit désormais entre Londres, Karachi, Moscou. Nous la rencontrons à chaque semaine de la mode, à Paris ou à Milan, ou dans nos boutiques, jusqu’à Manantiales (Punta del Este), une destination à côté de laquelle elle ne pouvait évidemment pas passer !