Story : la magie Wehve

Wehve, c’est une soirée d’été, quand on jette sur ses épaules, l’air de rien, un châle sublime et doux.

Tissé à la main, en Uruguay ou au Pérou. Il est en merinos, en alpaga, en soie, en lin, teint naturellement.
C’est un état d’esprit. Quand on sent qu’on est dans un juste rapport au vêtement. Ni trop. Ni trop peu. Parfait pour le moment.

Derrière ce châle, il y a une femme. Créative, éclairée, qui prend soin de son écosystème mode, fil après fil. Son souci du détail et sa justesse font opérer la magie Wehve.

La créatrice, Gesine Holschuh

L’histoire de Gesine Holschuh commence entre l’Allemagne et la Belgique. Née à Hamburg, elle fait de brillantes études à Bruxelles et devient ingénieur commerciale. Elle travaille pour une banque d’investissement à New York,, pour Mc Kinsey en Belgique et en Allemagne, pour Inbev, en tant que vice présidente. Enfin, elle devient consultante indépendante en « business development ».

En parallèle, Gesine est attirée par l’entreprenariat social et le  commerce équitable. Elle met son expérience au service de projets en Inde et en Afrique. En mission pour la fondation Hand in Hand International, elle rencontre des femmes africaines qui ont créé leur micro entreprise. Gesine multiplie ainsi les voyages à l’étranger, et découvre l’Uruguay…

Uruguay, le pays où « Merinos » est une ville

Gesine aime la mode depuis toujours. Elle tombe sour le charme des « ruanas », ces grands châles traditionnels. Pour rencontrer ceux qui les tissent, elle visite un grand nombre d’ateliers dans des villages éloignés. Elle découvre les différentes étapes de création : la filature, la teinture, le tissage et le tricot.

« Finalement, cela ressemblait énormément aux projets d’entrepreneuriat social qui m’avaient tellement touchée. Point de vue look, il y avait un vrai potentiel, les couleurs et les formes me plaisaient beaucoup, mais c’est surtout la qualité de la matière qui m’a bluffée : c’est un tissage épais avec de la laine 100% naturelle. »

Gésine commence par acheter des pièces qu’elle ramène en Belgique : « C’est toujours pareil. En voyage, ce sont des pièces qui nous émerveillent et puis, une fois rentrée, on les ressort et on s’interroge sur les franges un peut trop longues, sur une fente mal placée… »

La rencontre entre l’artisanat et la mode…

« Un jour, je me suis dit que je voulais faire quelque chose et construire un projet atour de ce tissage afin de le rendre accessible au marché européen. »

Pour cela, elle s’adjoint la collaboration de Marine Halna du Fretay, styliste pour Hermès pendant plus de 20 ans, qui apporte un stylisme moderne aux lignes pures et simples. Wehve est née.

Une histoire d’amitié

Florence Rouanet-Riboud, directrice artistique de Victoire, rencontre Gésine en 2015, dans un petit salon qui se tient dans le Marais. C’est le coup de coeur et Wehve fait son entrée chez Victoire dès la collection d’hiver.

Nina, la fille de Florence, ouvre justement une boutique Victoire à Punta del Este. Dans sa sélection, on trouve Wehve bien sûr. Et c’est au tour des uruguayennes et des argentines, de redécouvrir leurs châles traditionnels transformés par cet aller-retour culturel en Europe.

L’histoire d’amitié entre Victoire et Wehve se prolonge en Uruguay. Gésine a une maison juste à côté de la boutique, et se rend en Amérique du Sud tous les deux mois pour voir ses artisans.

La collection été 2017

A chaque nouvelle saison, elle fait évoluer les techniques. A l’origine, il y a surtout le mérinos. Mais, pour cette 6e collection, le coton et la soie s’introduisent dans le tissage pour y apporter de la légèreté.

Les fils sont toujours teints à la main, en petites quantités. Ce qui permet d’obtenir des couleurs riches, comme ici ce jaune safran combiné à des teintes bleu vif (disponible en ce moment chez Victoire).

Cette belle jeune fille blonde sur la photo ? Non, elle n’est pas mannequin ! C’est Lily, la fille de Gesine, qui est tout naturellement son égérie. Car chez Wehve, comme chez Victoire, la mode est une histoire de famille et d’amitié.

Créateurs, clients, collègues… Wehve et Victoire… ensemble nous formons une bande qui n’a pas de frontière. Et pour longtemps.